Kaspr et Lusha font le même métier : révéler les coordonnées professionnelles (email, téléphone) d'un prospect, principalement depuis son profil LinkedIn via une extension navigateur. Sur le papier, les fonctionnalités se ressemblent. En pratique, la différence qui compte est celle de leurs bases de données — et elle dépend entièrement de se trouve votre marché.

La différence fondamentale : la couverture géographique

Kaspr (français d'origine, racheté par Cognism) a historiquement construit sa base sur l'Europe, et particulièrement la France. Sur des profils français — commerciaux, dirigeants de PME, fonctions support — son taux de numéros de mobile valides est régulièrement supérieur à celui de ses concurrents américains.

Lusha (israélo-américain) a une base massive orientée États-Unis et international. Sur des prospects américains ou anglo-saxons, la couverture s'inverse : Lusha trouve là où Kaspr sèche.

Le test qui vaut tous les comparatifs : prenez 30 prospects réels de votre cible, passez-les dans les deux outils en version d'essai, et comparez les taux de numéros valides. Une heure de test vous donnera une réponse plus fiable que n'importe quel article — y compris celui-ci.

Ce que chacun fait mieux que l'autre

Avantage Kaspr

Avantage Lusha

Les profils types

Le point RGPD, sans langue de bois

Les deux outils traitent des données personnelles de professionnels, et la prospection B2B reste licite en France sous conditions : intérêt légitime documenté, information des personnes, opt-out simple. La responsabilité vous incombe en tant qu'utilisateur, quel que soit le fournisseur. Kaspr met son ancrage européen en avant ; Lusha publie ses certifications. Dans les deux cas : gardez la trace de la source des données dans votre CRM et honorez les demandes de suppression rapidement.

Questions fréquentes

Les crédits gratuits suffisent-ils pour se faire une idée ?

Oui, si vous les utilisez méthodiquement : même liste de prospects dans les deux outils, et comptez emails valides et mobiles valides. Ne jugez pas sur trois recherches au hasard — les taux de complétion ne se révèlent que sur un échantillon.

Un de ces outils remplace-t-il une base de données B2B complète ?

Non. Kaspr et Lusha révèlent les coordonnées de prospects que vous avez déjà identifiés (généralement sur LinkedIn). Pour construire la liste elle-même, les bons outils sont Sales Navigator, le scraping ciblé via Apify, ou une plateforme comme Clay.

Peut-on les brancher sur l'IA comme les autres outils du stack ?

L'approche la plus mûre aujourd'hui passe par l'enrichissement en cascade piloté par MCP — FullEnrich + Claude — qui agrège plusieurs fournisseurs avec confirmation avant chaque dépense. C'est l'architecture que je déploie le plus souvent : le fournisseur unique devient un composant, pas un choix définitif.

Le verdict

Kaspr pour le marché français et européen, surtout si le téléphone est votre canal. Lusha pour les États-Unis et l'international. Et si votre vrai besoin est un taux de complétion maximal sans dépendre d'un fournisseur unique, regardez plutôt l'enrichissement en cascade — c'est souvent la réponse que les équipes cherchaient sans le savoir en posant la question "Kaspr ou Lusha ?".

Vous hésitez encore pour votre cas précis ?

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